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Site officiel de Francisque Noailly, Peintre orientaliste à Alger
Nous vous souhaitons une agréable visite au travers de cette galerie qui se propose de refléter le travail d’un peintre passionné et qui nous transmet ses propres impressions d'une époque empreinte d'authenticité et de beauté.

A l'heure actuelle, il existe 151 oeuvres répertoriées du peintre

Biographie

Francisque NOAILLY
Peintre algérois
Marseille 1855 - Alger 1942

Version courte

Après les Beaux-Arts de Marseille, Noailly est élève de Bouguereau, de Boulanger et de Robert-Fleury à Paris. Son premier contact avec Alger date de son service militaire accompli dans les zouaves à partir de 1875. Il se marie et se fixe sur place, installe son atelier à la Redoute, enseigne le dessin. En 1890, il devient directeur de l’école d’Art Industriel de Moustapha, qu’il dirige jusqu’en 1928. Il profite des vacances scolaires pour arpenter l’Algérie et croquer au crayon, au fusain ou au pastel des paysages et les habitants. Il est membre du conseil d’administration du musée Municipal créé en 1908. Il expose au salon des Peintres orientalistes français, aux Artistes français, est vice-président avec Alfred Chataud de la société des Artistes algériens et orientalistes, présente ses œuvres à chaque salon entre 1910 et 1942. Il est également sociétaire de l’Union artistique de l’Afrique du Nord qui lui décerne son premier grand prix en 1935. Le musée d’Alger conserve portrait du peintre Mercadier. Maison kabyle à Felden qui figurait au catalogue de 1939 a disparu des collections.

Version standard

Louis François Marie Noailly, dit Francisque, est né à Marseille le 11 mars 1855.

A 20 ans, parti faire son service militaire dans les zouaves en Algérie, il retrouve sa sœur ainée Elisabeth, marié à un agent maritime installé à Alger et décide de s’y fixer lui-même.

Ayant manifesté tout jeune un goût très vif pour le dessin et la peinture, c’est comme artiste peintre qu’il y fera carrière.

Son art est éclectique. Paysages, portraits et surtout scènes typiques de la vie algérienne sont traités avec le même talent.

Le port, la ville, les rue de la kasbah, les intérieurs indigènes et le djebel en sont les cadres. Vendeurs de beignets, enfant guidant un aveugle, femmes revenant de la source vers leur mechta, odalisques dans une cour mauresque, petits métiers... voilà ses sujets. Dans ses peintures, à l’huile ou aquarelles, il joue avec les ombres, la lumière et les contre-jours : dockers déchargeant une balancelle ou femme tissant un tapis.

Il avait choisi de s’installer dans une petite campagne, chemin des Crêtes à la Redoute. La lumière inondait son atelier. De ses larges fenêtres, la vue s’étendait de la Bouzaréah au cap Matifou et plongeait vers le port qu’il pouvait regarder sans jamais être ébloui autrement que par la beauté de la vue.

Il enseigna de longues années à l’école des Beaux-Arts, rue des Généraux Morris et eut la responsabilité, au titre de directeur et professeur, de l’école des Arts décoratifs et industriels. Contemporain de Rochegrosse, Deshayes, Dinet et tant d’autres, il fit parti de la société des peintres orientalistes et reçu en 1935 le premier grand prix de peinture, Léon Cauvin, décerné par l’Union artistique de l’Afrique du Nord.

Francisque Noailly mourut dans sa maison entouré des siens le 31 janvier 1942 et laissa le souvenir d’un homme droit et sensible qui cachait ses sentiments sous un aspect bougon.

 

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